Jean-Luc Mélenchon
(président du Parti de Gauche) a participé, la semaine dernière, à un interview collectif avec des blogueurs associés au journal Vendredi. Voici les différents comptes-rendus faits par les un-e-s et les autres :
- «S’opposer de manière utile et constructive» par seb musset (avec de nombreux extraits audio)
- Un républicain à l’assaut des médias par Vogelsong
- Jean-Luc Mélenchon : «le cadre a changé» par Laure Leforestier
- Jean-Luc Mélenchon : «Moi, j’ai choisi ma tête à claques, c’est Frêche.» par RichardTrois
- Jean-Luc Mélenchon, un socialiste en colère par dedalus
Certains petits camarades blogueurs n’ont pas encore fait leur compte-rendu, donc billets à venir chez intox2007 et reversus.
Les riches polluent et veulent nous faire payer la facture. Vite, un revenu maximum !
C’est la crise écologique
La température sur Terre pourrait augmenter de plus de 2 degrés d’ici 2020, si les pays industrialisés (Europe, Etats-Unis, Australie, Japon etc..) ne réduisent pas de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre. Ce sont les terribles conclusions des scientifiques du Groupe intergouvernemental d’étude sur le climat. Ce réchauffement climatique aurait des conséquences dramatiques pour les populations : hausse du niveau des mers, sécheresse aggravée, graves problèmes agricoles, épidémies…
Cette catastrophe écologique ne tombe pas du ciel.
Elle est la conséquence du mode de production actuel. Dans le capitalisme, le profit passe avant l’environnement. Les délocalisations sont présentées comme un progrès alors qu’elles allongent les transports. La production « flexible » est encouragée quand bien même elle multiplie les camions sur les routes.
Elle est la conséquence des modes de consommation pratiqués par les plus riches. Posséder plusieurs grandes maisons, les climatiser en été, partir en vacances à l’autre bout du monde plusieurs fois par an, se payer des week-ends à New York… tout cela émet énormément de CO2. Un aller-retour en avion à New York en produit quasiment autant qu’un terrien peut se permettre d’en produire… en un an ! Une voiture en produit vingt fois plus qu’un bus.
Durant le sommet international de Copenhague sur le climat, les principaux gouvernements du monde prévoient de se contenter d’y prononcer des phrases creuses. Ils n’envisagent pas de rompre avec les modes de production et de consommation actuels. Ils rechignent à financer le coût de la lutte contre le réchauffement climatique. Au contraire, ils ont prévu de faire payer la facture aux plus pauvres.
Nous ne voulons pas que les pauvres paient la facture à la place des riches.
À la différence des riches, la majorité de la population n’a pas le choix de son mode de vie. Un locataire ne peut pas décider de refaire l’isolation de son logement, et un petit propriétaire n’a souvent pas l’argent pour investir dans des travaux ambitieux. Quand les transports en commun fonctionnent mal ou sont inexistants, il devient impossible de se déplacer sans voiture. En périphérie des villes, dans les quartiers populaires ou les banlieues, les transports en commun sont souvent moins performants que dans les beaux quartiers et les centres-villes.
Et pourtant, c’est bien nous que le gouvernement Sarkozy veut faire payer !
Ainsi, avec la mise en place de la taxe carbone, la hausse du prix du chauffage et de l’essence à la pompe va frapper le budget des ménages modestes, locataires ou dépendants de leur voiture pour aller au travail. Mais elle sera totalement « indolore » pour les riches. Pire, ceux-ci pourront même y gagner, car ils pourront utiliser les primes vertes pour acheter des voitures qui consomment moins, et obtenir des crédits pour isoler leurs maisons. Quant à leurs billets d’avion, ils ne sont pas près d’être taxés !
Vite un revenu maximum
L’intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers. C’est pourquoi nous voulons que l’État, qui est actuellement au service des plus riches, agisse dorénavant pour le bien de tous : développement des transports en commun, rénovation des logements sur tout le territoire, fixation de prix bas pour les premières tranches de consommation d’énergie afin de garantir l’accès à l’énergie pour tous compensée par un surcoût des consommations excessives de quelques-uns. La crise écologique ne doit pas justifier de taxer une fois encore le peuple et laisser s’enrichir les riches qui polluent la planète. Le Parti de Gauche propose donc l’instauration d’un revenu maximum qui empêche l’enrichissement sans limites de quelques-uns aux dépens du plus grand nombre.
Lundi 14 décembre aura lieu le débat officiellement organisé par la sous-préfecture d’Étampes. Le Parti de Gauche appelle les citoyen-ne-s à ne pas participer à ce débat et à se rassembler à l’heure de ce débat pour indiquer leur refus de répondre à cette question qui n’a selon nous pas lieu d’être. Voici l’appel que nous lançons :
La République en danger !
Quelques jours après l’expulsion de trois Afghans vers un pays en guerre, d’une lycéenne arrêtée à la sortie du lycée, le gouvernement a choisi de lancer un débat sur l’identité nationale.
Alors que la crise ne cesse de frapper durement les salarié-e-s, que le chômage progresse, que les luttes sociales s’amplifient, le gouvernement cherche à détourner l’attention de la question sociale à la veille des élections régionales.
Mais il poursuit aussi une offensive idéologique en insinuant que l’immigration serait une menace pour notre identité nationale.
En deux siècles, la Nation française s’est construite et enrichie par l’arrivée successive d’immigrés. Nation politique, elle s’est bâtie sur la souveraineté populaire. Dès les débuts de notre République, la constitution de 1793 fondait d’ailleurs la citoyenneté sur la résidence.
Mais cette conception émancipatrice de la Nation Républicaine, attachée au droit du sol, s’est toujours confrontée à une autre conception réactionnaire supposant un fait de nature et d’histoire préexistant à l’émergence de la République, se basant sur le droit du sang.
En insistant sur « les liens charnels avec la terre » dans son discours dans le Jura, Sarkozy et la droite identitaire s’y réfèrent pour poursuivre leur contre-révolution contre la République.
Notre identité nationale ne saurait être autre que notre identité républicaine. Celle d’une République à défendre et à construire pour que l’égalité formelle des droits devienne réelle.
Aujourd’hui, ce sont les politiques d’immigration menées par la droite qui menacent cette identité.
Ce sont toutes les politiques libérales contre les services publics et les droits des salariés, le démantèlement de nos acquis républicains et laïques, les mesures liberticides et sécuritaires qui mettent en danger la République.
C’est pourquoi, avec le Parti de Gauche, nous refusons de laisser ce gouvernement se poser en défenseur de l’identité nationale de notre patrie républicaine.
Nous appelons donc au boycott des débats sur l’identité nationale et à l’organisation d’un contre-rassemblement :
lundi 14 décembre à 18 heures
à la salle des fêtes d’Étampes (à côté du magasin Carrefour)Nous prendrons très prochainement une initiative unitaire en ce sens.
En tant que professeurs, nous avons en fin d’année à nous déplacer pour faire notamment passer des examens oraux, qui peuvent aussi bien se dérouler dans des établissements publics que privés. Or la majorité de ces derniers sont religieux, et il n’est pas rare de se retrouver, tout bouffe-curé qu’on puisse être, à se retrouver à interroger un-e élève sous un crucifix suspendu au mur ! Ceci est une atteinte à la laïcité, pourtant obligatoire dans l’enseignement (je rappelle que les examens nationaux comme le bac sont organisés par l’État, qui doit faire respecter cette obligation) et à la liberté de conscience de l’examinateur comme de l’examiné-e.
L’Union des FAmilles Laïques appelle les citoyen-ne-s à signer ici la pétition dont je reproduis le texte ci-dessous :
Depuis quelques années, l’Éducation nationale demande à des établissements privés sous contrat d’organiser les épreuves du baccalauréat au même titre que des établissements publics.
Nous affirmons qu’en devenant centres d’examen national, les lycées privés ne doivent plus se distinguer des lycées publics pour le temps des épreuves et que les symboles religieux doivent être retirés des murs des salles d’examen.
Or, pendant la session 2009 du baccalauréat, une série d’incidents concernant la neutralité de certains de ces centres a été signalée dans différentes académies. Les réponses apportées à ce problème ont été divergentes. Ainsi, lorsque le recteur de l’académie d’Aix-Marseille est intervenu pour que les signes religieux d’un centre d’examen des Bouches-du-Rhône soient retirés, dans la Drôme, l’Ardèche ou encore le Val-de-Marne, on a préféré remplacer les examinateurs s’inquiétant de ces manquements aux principes de laïcité et d’égalité de traitement des candidats plutôt que de demander aux établissements privés d’y remédier.
Faut-il en conclure que tous les centres d’examen nationaux ne sont pas régis par les mêmes règles ? Et comment justifier cette inégalité de traitement des candidats en fonction des centres, puisque ceux-ci doivent tous remplir la même mission de service public, dans les mêmes conditions d’exécution, pour un même examen national ?
Car l’obligation absolue de neutralité religieuse et d’égalité de traitement entre toutes les convictions, y compris l’incroyance, s’impose aux autorités publiques, notamment dans l’organisation des examens : c’est en France une obligation constitutionnelle. La Cour européenne des droits de l’Homme a par ailleurs rappelé cet impératif aux pouvoirs publics italiens dans l’arrêt Lautsi c. Italie du 3 novembre 2009, en jugeant qu’il était précisément méconnu par l’apposition de crucifix dans des lieux où « les personnes sont dépendantes de l’Etat », et dont « elles ne peuvent se dégager, ou seulement en consentant des efforts et un sacrifice disproportionnés ». Tel est le cas des candidats incroyants, ou pratiquant d’autres religions que celle d’un établissement privé confessionnel, lorsque les salles où on les accueille ne respectent pas la neutralité attendue d’un centre d’examen.
C’est pourquoi nous, parents d’élèves, professeurs, citoyens de la République française laïque, nous indignons que les instances de l’Éducation nationale portent ainsi atteinte au principe constitutionnel de laïcité.
En conséquence, nous demandons instamment au ministre, Luc Chatel,
- de veiller à ce que, dès la session 2010 du baccalauréat, les locaux des établissements centres d’examen soient conformes à l’obligation de neutralité religieuse et d’égalité de traitement des candidats,
- de donner toutes instructions en ce sens aux responsables des services d’examen.Le 25 novembre
… on aura un vaccin de bonne qualité.
Je m’explique : après avoir lu cet excellent article, écrit par un médecin et contre-signé par plus de 150 autres, j’ai enfin pu prendre la décision que je pense appropriée quant à la question de faire ou non vacciner mes filles chéries contre la grippe dont on nous rebat les oreilles. J’ai reçu samedi dernier un bon de vaccination pour ma fille de 2 ans (celui de mon autre fille, de 3 ans et demi, devrait suivre très bientôt) et je dois donc prendre une décision concrète.
Je ne suis pas contre les vaccins, bien au contraire. Mais je ne suis pas non plus une bénie oui-oui de l’industrie pharmaceutique, fort bien servie par notre ministre de la Santé. Et l’épisode malheureux des vaccinés contre l’hépatite B ayant développé des maladies neurologiques graves (et la famille de mes filles est concernée) me pousse à être très vigilante sur la question.
On a entendu pas mal de stupidités concernant le vaccin, dans un sens comme dans l’autre. La première d’entre elles consiste à dire que la grippe A/H1N1 est une «pandémie» puisque le nombre de cas est quand même bien loin de la définition de ce terme. Ensuite concernant la gravité de cette maladie (89 morts pour plus de 2,5 millions de cas en France) qui tue beaucoup moins que la grippe dite saisonnière (grippe B ces dernières années). Ensuite on entend les adeptes de la théorie du complot (là je ne mettrai pas de liens, faut pas déconner non plus, je ne promeus pas ces conneries) expliquer que, en gros, l’OMS va déclarer l’état mondial de pandémie, que cela lui permettra de se substituer aux gouvernements de tous les pays et qu’ensuite ils imposeront une vaccination obligatoire par un vaccin qui tuera plein de gens pour réaliser leur «projet démographique mondial» (triple MDR).
Mais j’ai aussi lu des choses inquiétantes sur la composition des vaccins. Non pas sur les virus inactivés qu’ils contiennent, c’est une technologie fiable et ancienne, à laquelle je fais confiance (oui je sais, j’ai peut-être tort, mais c’est mon opinion… pour l’instant) mais sur le reste.
Dans le reste, il y a un adjuvant, qu’on appelle le squalène (un extrait d’huile de foie de requin). Ce truc sert à augmenter l’efficacité du vaccin. Pourquoi ont-ils besoin de ça demanderez-vous ? Eh bien, comme ils ont produit les doses en urgence, ils n’ont pas eu le temps de faire des cultures suffisantes des virus et donc ils mettent des doses normalement trop faibles, en y ajoutant cet adjuvant pour que ça marche mieux. À noter que le vaccin injecté aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 9 ans ne contient pas de squalène. Mais le squalène n’est pas l’objet principal de mon inquiétude, je n’ai rien trouvé de vraiment alarmant à son sujet (encore une fois, j’ai peut-être tort mais c’est mon opinion… pour l’instant).
Non, ce qui me fait vraiment flipper, c’est le conservateur. Pourquoi un conservateur dans un truc qui va presque directement de l’usine au bras du vacciné ? Eh bien le problème c’est que les industriels sponsorisés et protégés par l’État sur ce coup ont décidé de livrer les vaccins en conditionnement multidoses (par lot de 10). Or aux États-Unis il y a quelques décennies, des enfants ont reçu un vaccin diphtérie-tétanos-polio qui était également livré en multidoses et certains d’entre eux ont choppé un staphylocoque. On a donc décidé de mettre un biocide dans ces vaccins, le thimerosal (aussi appelé thiomersal).
Moi quand j’ai vu ce nom thimerosal, j’ai tout de suite pensé à mon liquide d’entretien de lentilles de contact, sur lequel est marqué «garanti sans thimerosal», déjà ça donne un a-priori négatif il faut bien le dire. Ensuite quand je vois que c’est un composé contenant 49% de mercure je me dis que faire entrer ça dans son organisme c’est pas forcément l’idée du siècle. Et quand ensuite j’apprends que c’est ce composé qui est très fortement suspecté de provoquer des effets secondaires neurologiques (comme la sclérose en plaques du vaccin contre l’hépatite B), là je décide que ce truc ne franchira pas la frontière de ma peau et encore moins de celle de mes filles adorées.
Donc en conclusion : quand on aura des vaccins livrés en dose unique sans thiomersal, qu’on pourra acheter en pharmacie et faire administrer par son médecin traitant sans avoir à faire la queue jusqu’à 22 heures avec des enfants en bas âge, là je ferai vacciner mes filles contre la grippe A.
Sans oublier qu’il faut 15 jours après la vaccination pour développer une immunité et qu’on est en plein pic épidémique… Ça limite un peu l’intérêt du vaccin non ?